Cascades du Sautadet

Ces marmites de géants ont été creusées dans le lit rocheux de la rivières par le mouvement tourbillonnaire des galets.

Formées par l’action érosive de la rivière sur une masse rocheuse calcaire de l’époque secondaire, soulevée lors du plissement alpin, d’environ 500 mètres de large, les cascades du Sautadet consistent en de très nombreuses cavités se recoupant la plupart du temps en nids de poule, corbeilles, gours, voire en grands « chaudrons », dont la profondeur peut dépasser les 10 mètres qui retiennent une eau chatoyante sous les rayons du Soleil au zénith à cet endroit et les ombres qu’il projette. Le dénivelé des cascades est d’une amplitude similaire.

Les cascades ont pour surnom « le saut du diable » et un diction dit « à la roque le diable s’y croque » en référence aux nombreux morts par imprudence qui ont lieu depuis des années. Le mot « Sautadet » provient du nom Hadès, dieu grec de la mort et du monde invisible, soit le « saut de l’Hadès » en référence aux grottes souterraines invisibles en surface où le courant peut atteindre 1 000 m3 à la seconde en période de crue et donc provoquer des accidents mortels. En effet, le site est réputé dangereux du fait de son relief accidenté sur lequel les crues déposent du limon glissant et de la forte turbulence de ses eaux.

Les cascades du Sautadet sont classées « zone naturelle », dont la rive gauche est publique et la rive droite privée.

Construit en 1881 juste en amont des cascades, le seuil permettait le fonctionnement d’un moulin à foulon et blatier sur la rive gauche, exploité jusqu’en 1900. La crue de septembre 2002 en a emporté une grande partie mais est encore visible sur la rive gauche. Creusé dans la roche, son canal de déviation appelé « Béal » est encore visible. Les crues de 2002 y ont mis à jour dans le lit de la cèze les fondations en pierre de la machinerie qui permettait à l’eau de pénétrer dans le moulin et visible à partir des rochers.

Comment s'y rendre